PowerSolo, l’interview forte en biscuits

     Hello Les aminches ! Ici Nico en direct (ou presque) du Grateful pour propager l’amour du rock, et cela avec une interview de….wait for it…. PowerSolo !!

For relaxing time, make it PowerSolo time !

Kix à droite, Atomic Child à gauche

Kix à droite, Atomic Child à gauche

Pour commencer, d’où vous viennent vos surnoms, « Atomic Child » et « Kix » ?

Kim Kix : Du futur… En fait on a scanné le crâne de Bo avec un scanner old school de document, et on avait pas d’appareil photo, alors on a mis sa tête dans le scanner et je sais pas ce qui s’est passé, mais le crâne a été découpé en tranches et on a dû tout recoller… et à ce moment-là quelque chose s’est cassé, et le docteur, quand on est allé le voir a dit que c’était une réaction atomique.

Bo: Donc je suis Atomic Child.

TGZ : Et pour « Kix » ?

K : En fait, kiks en danois ça veut dire biscuit, et quand j’étais enfant y avait un jeu, c’était de se branler sur des biscuits, et j’étais champion. (Rires)… C’est un peu craignos !

J’ai écouté tout ce que vous avez fait et je n’arrive pas à coller d’étiquette sur votre style… On pense au Hillbilly, au Rockab’, au grunge… J’ai lu quelque part que vous aviez appelé ça du « donkey punk » ?

K : Oui, en fait on est difficile comme un âne, on est têtu. On fait du Punk têtu… C’est difficile quand tu écoutes un seul album de Powersolo de s’y fier, si tu vas à un concert ça va être autre chose, et chacun de nos disques est différent. Il y a une ligne directrice, mais on ne l’entend pas…

On joue la musique qu’on aime ! On va pas faire 20 albums pareils et ça a pris du temps pour les gens de comprendre ça. Le son de PowerSolo change tout le temps, c’est le principe.

« DonkeyPunk » c’était pour rire, on a pas de recette, tu poses la question mais la réponse est différente à chaque fois.

K : « Leather zombies »

B : les zombies de cuirs, c’est nous.

Avec entre autre déjà six albums, vous êtes plutôt productifs ! Qu’est ce qui vous donne autant de pêche ?

K : C’est toujours l’envie, et puis quand on part en tournée, c’est important d’avoir un nouveau disque avec soi. Pour montrer au public que tu continues, que tu es toujours dedans ! Et puis la musique change avec le temps, l’âge, les expériences… Et ça devient pas plus sage, au contraire y a de plus en plus de pêche ! Le prochain album sera encore mieux… et quand on aura 90 ans ça va être… trop cool !! (Rire)

Vous avez 38 et 43 ans, vous avez commencé la musique tard !

K : J’ai commencé à jouer de la musique à 20 ans, et je n’y arrivais pas, ça m’a pris 15 ans à apprendre, c’est pour ça que le groupe a commencé en 96. En one man band,

Bo m’a rejoint deux ans après. Ça fait longtemps, c’est une histoire de famille.

Sans aucun rapport, dans tous les films que vous avez pu voir, est-ce que vous avez une Bande originale préférée ?

K : Ouais, pour moi c’est la bande originale de Enio Moricone, The Good The Bad The Ugly.

Y en a pleins qui sont vraiment bien mais c’est ma préférée.

B : La même chose et aussi « O’Brother, Where Art Thou ? »

K : From dusk till dawn aussi, et même Kill Bill.

et le premier Taxi aussi !

Votre dernier album s’appelle The Real Sound, j’ai lu qu’il y aurait The Unreal zound ? C’est quoi ?

K : C’est un disque qui vient l’année prochaine, dix morceaux de The Real Sound, reproduis par un gars qui fait du hip hop, en mixage, il le reproduit, c’est super cool, on veut faire ça depuis longtemps, et on a enfin trouvé le bon producteur !

 

 

En parlant de producteur vous êtes chez Crunchy Frog, comment ça s’est passé ?

K : On les a vraiment emmerdé longtemps, puis ils ont commencé à nous aimer, puis a la fin ils ont dit « On vous fait un contrat ! On s’en sort bien, c’était le début du groupe !

Parce qu’avant avec le premier disque c’était un tout petit label, pas bien distribuer, on jouait dans des ptits bar, Crunchy Frog était déjà bien à l’époque. Puis ça a décollé, ça fait dix ans maintenant, on vient de fêter l’anniversaire ! Un petit mariage.

Sur votre dernier album y a un titre français, pourquoi ?

K : Parce que cet album, c’est un hommage à nos influences, cette musique a une sorte de pureté qu’il n’y a plus. Car c’était nouveau dans les années 50-70. On a dépassé les périodes de pureté. En même temps c’est con de dire ça parce qu’il y a encore des super groupes.

Pour revenir a « Des Filles » c’est parce qu’on aime Dutronc, Gainsbourg, Brassens… C’est romantique mais aussi punk rock et très intelligent, et voyou… c’était original et très riche à l’époque. Même maintenant y a des groupes français qui sont super, pas beaucoup mais y en a.

Sloppy bird Boggy, en parlant d’influences, c’est un hommage aux Cramps ?

K : Non, ça à un rapport direct avec un film qui s’appelle The Giant Claw des années 50, un B moovie. Mais au niveau du son ça pourrait être les Trashmen aussi, c’est une chanson un peu folle.

Avec un côté Surfin Bird , mais ça pourrait aussi être autre chose ! C’est ça qu’on aime, y a toujours des rapports qu’on connaît même pas. Si tu es vraiment bien dedans, si tu aimes la musique, le rock le blues, tu vas comprendre et aimer et trouver des rapports.

Si vous aviez le choix de faire de la musique avec n’importe quel artiste, qui serait l’heureux élu ?

K : Ce serais impossible parce que je serais incapable… je dirais James Brown ou…

B : Y a trop de gens… être dans un studio avec n’importe qui de ce genre c’est trop de bonheur, il faut laisser les rêves je pense.

K : Mais c’est sûr que s’il y a Michael Jackson qui sort de son cercueil et qui dit « Lets do thriller again » mais avec Powersolo, back in band, on le ferait, c’est sûr !

Vous avez des anecdotes marrantes à propos de Powersolo ?

B : Ouais une fois, sur scène, ma ceinture s’est cassée, mon pantalon est tombé, au milieu d’un solo, j’ai continué de jouer.  Une fois aux Transmusicales aussi, je suis tombé avec ma guitare, tout droit devant moi, je me suis bien cassé la gueule. Comme un con.

K : Sur une île une fois on faisait un set instrumental, je sors pour prendre l’air, me rafraîchir, sauf qu’il neigeait dehors, c’était la tempête. Je sors donc et j’entends la porte se fermer, je suis dehors à moitié nu, y a personne et je suis enfermé, et ils continuent à jouer. Je tape à la porte, et quand j’ai failli m’étendre et mourir de froid, le videur m’ouvre et me demande ce que je fais là, alors j’ai pu rentrer.

En fait c’est pas si drôle. Même pas maintenant. (Rire)

Un mot de fin ?

K : Bonne chance avec le Fanzine !

 

Propos recueillis par Nicolas Thomson Robert

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