Portugal, l’article poilu…

     Cette œuvre n’est plus une simple BD, c’est un roman graphique. C’est plus épais, plus dense et plus long… Parfait pour que l’histoire qui s’y déroule soit complète.

Vivant et coloré.

Vivant et coloré.

Deux cents pages d’aquarelles magnifiques, tellement douces qu’à la lecture, les feuilles ne tournent pas, elles s’écoulent.

Cette perle, qui nous vient de Cyril Pedrosa, est parue en 2011 et a déjà reçue quatre prix.

Elle raconte un morceau de la vie de Simon, qui est plutôt grisâtre au départ, mais qui va se porter de mieux en mieux au fil du temps.

En effet, notre héro de l’ordinaire vie comme il peut entre son boulot, son estime de soi et sa copine avec qui ça ne marche pas fort… Des problèmes du quotidien jonchent ses journées et il voudrait s’en échapper…

Mais il est comme nous : il ne sais pas trop comment agir, il se sent bloqué, et même son petit bout de jardin ne le libère pas.

Alors que doit-il faire ? Il revoit sa famille, puis accepte une invitation d’un festival de BD dans son pays d’enfance… Il est un peu émoustillé de retrouver tout ces accents, toutes ces couleurs, ces dialectes et ces gens si bon vivants.

Simon semble de plus en plus heureux, concrétise sa vie, avance et prend confiance…

Il cherche à comprendre pourquoi il en est arrivé là, le mystère entourant son nom, Muchat, il cherche aussi sa place dans le monde… Et à redonner de la couleur à sa vie.

Tout cela, Pedrosa nous le fait ressentir de manière très forte, presque intime, au fil de son histoire.

La quiétude en images.

La quiétude en images.

Petit à petit le dessin évolue et, entre le début et la fin du récit, passe du gris-vert au orange, bleu, jaune, ocre, rouge, blanc… Des illuminations ! De la clarté et du bonheur qui se propage de pages en pages.

Même sans texte, l’auteur nous aurait fait comprendre ce qu’il voulait transmettre tant son aquarelle est évocatrice. Parfois la tristesse, parfois la gaieté… Mais toujours énormément d’émotion dans le trait.

Si la maitrise du dessin est impeccable, il en va de même pour celle du scénario. Pleine de vérité et de sentiments, elle est un fil conducteur pour cette BD. C’est à dire qu’elle est juste, invariable, et qu’elle nous semble vraie. Non seulement plausible mais aussi enviable… Simon à une vie pleine de sourire, de gentillesse et de beauté, de rencontres, de petits soucis, mais surtout de découvertes, ou, plus exactement, de redécouvertes.

Cette bande dessinée donne envie de grandir, de vivre pleinement, et ça fait un bien fou. C’est simplement libérateur. Deux cents pages sans tensions, sans inquiétude. Deux cents pages de calme bariolé…

Deux cents page de Portugal.

Ecrit par Nicolas Thomson Robert

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