DEAD – Verse

     Le 22 avril dernier sortait Verse, deuxième Ep du groupe de Cold Wave rennais DEAD. Nous nous étions entretenus avec eux (on était encore plus mauvais qu’aujourd’hui à l’époque) quelques jours avant leur passage aux Rencontres Transmusicales, c’est donc avec curiosité que nous nous sommes penchés sur ce nouveau projet. Dans la continuité de « Transmission » (précédent Ep) ou bien virage radical ?

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Une pochette dans la même veine que la précédente.

Il est important de préciser que quelqu’un suivant DEAD en live depuis quelques moments sera face à des titres qu’il a déjà entendus. Mais avec le temps et le travail ils prennent plus d’ampleurs et ces versions studios changent tout de même de ce qu’on a pu entendre sur scène.

Bam, quelques secondes après le départ « Loser » vous plonge dans le bain. Ici il fait froid, les machines frappent le sol en rythme tandis qu’une guitare gratte un petit bout de ciel. La voix est elle aussi bien plus travaillée que sur « Transmission » et commence à affirmer sa référence à Ian Curtis. Presque indus, ce premier titre vous plonge bien dans le bain mécaniquement froid, planant et aérien de ce qu’est Verse.

« Push » reprend un peu plus les codes de « Transmission » dans la construction du rythme, avec toujours la même efficacité. La guitare enrobe ici l’ensemble de ce qui l’entoure, faisant ainsi office d’élément de liaison musicale. C’est sans doute sur ce titre que le terme « acide » présent dans la description du bandcamp mérite sa place. Véritablement distordu et partant en cacahuète (comme les métaphores de cet article), le son se rapproche quelque peu de qu’on peut en effet qualifier d’acide. Mais pas trop quand même.

Troisième et avant dernier morceau de l’Ep, « My Friend » nous prend à contre-pied dès le départ avec une voix presque à contretemps, brisant l’harmonie présente dans les deux premières pistes. Torturé et glauque de A à Z, ce morceau est sans doute le moins indus et le plus cold/shoegaze de l’Ep. Plusieurs genres abordées en un Ep donc.

Enfin, « Firedrop » porte bien son nom, les machines nous assènent un beat bien entêtant, la guitare est toujours aussi présente pour assurer l’harmonie et la cohérence, la voix se pose à son rythme sur l’ensemble. C’est sans doute sur ce genre de morceau que l’on peut percevoir que tout est composé à distance : on peut presque décortiquer les différentes parties.

Avec Verse, DEAD confirme ce qu’ils avaient fait avec Transmission en essayant d’aborder de nouvelles pistes plus indus, voir parfois acide. Attention cependant de ne pas tomber dans le piège de la redondance ou de l’indécision : rester le cul entre plusieurs genres sans trop savoir quand piocher dans lequel peut s’avérer dangereux. Mais vu les claques scéniques que nous avons pu nous prendre en leur compagnie, on leur accorde toute notre confiance pour la suite.

https://dead-band.bandcamp.com/album/verse

Ecrit par Baptiste Pierrard

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