The Vickers – Ghosts

     Dernièrement, les italiens de The Vickers nous ont pondu un album qui a tout de même bien fait parler de lui, « Ghost ». Vendu par certaines critiques comme étant une sorte de version sous acide de ce qu’aurait pu faire les Beatles, qu’en est-il réellement ?

Une pochette sobre, on aurait attendu quelque chose de plus raccord avec l'univers !

Une pochette sobre, on aurait attendu quelque chose de plus raccord avec l’univers !

« She’s Lost » et « I Don’t Know What It Is », deux premiers titres qui nous rappellent les envolées vocales que pouvaient avoir les membres de Gandalf. Basse et batterie font des boucles hypnotiques pendant que la guitare entame son envolée céleste. Le deuxième morceau mériterait presque son appellation de Space Rock de par l’ajout de sonorités complètement lunaires en arrière fond. Un début de trip bien rodé, une vraie planerie, tant au niveau vocal qu’instrumental.

Toujours plus spatial, « Senseless Life » emportera le plus inaverti des auditeurs à des hauteurs insoupçonnées. La voix résonne en écho de notre esprit déjà bien attaqué par ce LSD sonore. La fin du morceau, très mélancolique sera pourtant suivie par l’énergique « It’s Keeps Going On And On ». La batterie est ici plus présente, presque tribale, le voyage spirituel à son paroxysme. La voix est étrangement plus désabusée, la suite ne sera plus toute rose.

Nous n’en somme qu’au cinquième titre et pourtant le trip commence à changer de direction. « All I Need » marque l’arrivée d’une voix bien plus présente et beaucoup moins arienne, mais aussi d’une guitare qui part dans tous les sens. « Hear me Now » suit le même chemin avec des riffs plus lourds et sombres. Retour à un ton plus aérien pour le chant, mais l’ambiance globale du titre s’en retrouve presque malsaine. Nous entrons visiblement dans le bad trip des Vickers.

"Bonjour la drogue !"

« Bonjour la drogue ! »

« Inside a Dream » prend la relève, et ce septième morceau revient à des bases plus planantes et spatiales, à l’image du début de l’album. La roulette russe émotionnelle commence à être quelque peu pesante. Chapeau pour le solo de guitare très bien placé et à la batterie qui décolle pendant les dernières secondes. « Walking on a Rope » prend le relais, la machine commence quelque peu à battre de l’aile jusqu’à ce qu’une espèce de prouesse musicale vous embarque à votre insu.

La chute. « Total War », avant dernière illumination offerte par The Vickers nous fait durement redescendre vers une réalité tout de suite moins spatiale et aérienne, mais tellement terre à terre. Enfin, « Ghosts » clôture le voyage par une belle ballade, qui n’était pas forcément nécessaire après le précédent morceau déjà bien efficace pour mettre fin à un album.

L’ensemble du projet est cohérent sans être exempt de quelques lourdeurs, les titres s’enchaînent sans qu’à un moment ou à un autre cela ne choque nos frêles tympans de petits humains. A mi-chemin entre ce que peuvent faire les Tame Impala et ce que pouvaient faire les Gandalf (pas le magicien) dans les années 60. Ghosts par The Vickers, c’est de la musique qui se serait mise à rêver de la lune un soir de profonde mélancolie.

https://www.facebook.com/pages/The-Vickers/22748192287?fref=ts

http://thevickers.bandcamp.com/album/ghosts

Ecrit par Baptiste Pierrard

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