Maître Gims et le renouveau culturel français

     Aujourd’hui nous allons vous parler d’un artiste majeur qui ne pouvait pas rester plus longtemps à l’écart de notre humble webzine. Nous allons donc vous présenter la face non-cachée de Maître Gims.

Guillaume_Apollinaire_Calligramme

Apollinaire, dépassé par « Subliminal ».

Né en 1986 en République Démocratique du Congo, c’est au sein d’une famille de musiciens que notre ami grandit et s’imprègne d’une culture qui le guide encore à ce jour. Arrivé en France en 1988, c’est 14 ans plus tard qu’il débute son activisme musical et poétique.

Marqué par une enfance difficile qui se ressentira dans certains de ses titres, ses influences viennent du hip-hop, de la dance et du R’N’B. Fort de nombreux projets en solo (2006; 2013) ou avec ses wati-camarades de la Sexion d’Assaut. (2004-2012) Il prépare avec ces derniers le modeste « Retour des Rois », prévu pour 2015.

Vous l’aurez compris, pour avoir réussi à se hisser si haut, c’est que notre homme a du talent. Ce n’est pas pour rien que des titres comme « Wati by night », « Bella » ou « Game Over » ont réussi à rester au hit parade si longtemps (gage de qualité !). Ainsi, le Maître renvoie la poésie bon marché d’Oxmo Puccino au vestiaire et enterre une nouvelle fois Baudelaire avec des perles telles que « Oh my god, elle est grosse, pas moyen que je lui fasse la cour » ou encore « Rends-moi bête comme mes ieds-p ». Après tout, Louis Aragon ne disait-il pas que « L’art des vers est l’alchimie qui transforme en beauté les faiblesses » ? Il semble donc évident qu’avec l’impact qu’a notre rappeur en disant « Pour t’oublier j’ai du t’imaginer en train de chier » on soit témoin, demain, de rupture essuyées non au mouchoir, mais à grand coup de papier toilette.

Retrouver tous les jours Maître Gims sur "Midi les Zouzous".

Retrouver tous les jours Maître Gims sur « Midi les Zouzous ».

Pendant que son « Armée » (les wati-soldats) répandent la langue française à travers le monde, lui prêche la bonne parole sur son territoire. Son dernier sermon ,« Je crois qu’il est temps que les pédés périssent. Coupes-leur le pénis, laisse les morts sur le périphérique. », nous renvoie à son prénom de naissance, Gandhi, et prouve qu’il n’a rien à envier à son homologue indien. Avec une telle prose il ne faut pas s’étonner que la TV en tire profit en diffusant ses clips. Parents, réjouissez-vous, le Maître éduque vos enfants.

Cela le propulse par ailleurs dans une longue période de polémique. Gims, au cœur de notre contexte quotidien, entre en politique. Alors, en plein remaniement, « Mr le président, nous vous faisons une lettre, que vous lirez peut-être: Maître Gims, on était dans l’embarra alors on le condamna, puis on l’amnistia et le pays reconnaissant l’élu immédiatement ministre de la culture ! ».

Ecrit par Nicolas Thomson Robert et Baptiste Pïerrard

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