De Cape et de crocs (blanc ?)

     Hello again, cher lecteur !

Aujourd’hui, je vais te parler de l’une de mes BD préférée ! (Comme d’habitude en fait !)

Mais j’ai bon goût, tu as de la chance !

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Ça s’appelle « De cape et de crocs », en référence évidente aux romans de cape et d’épée.

Créée par Alain Ayroles au scénario et Jean-Luc Masbou au dessin, entre 1995 et 2012, c’est un vrai bijou !

Mais procédons méthodiquement, le dessin d’abord. (Ne me demandez pas pourquoi !)

Là déjà, rien à redire : les règles comme « une couleur une page » sont respectées, le trait est juste et fin… Les décors sont absolument fabuleux et l’humour est présent quasiment à chaque case.

Parfois, la BD brille dans nos mains, parfois elle s’assombrit… Autant légère colorée et drôle que pleine de tensions, noire et… toujours un peu drôle quand même ! (HAHA ! Qu’est ce qu’on rigole !).

 

Bon, mais cette petite merveille en 10 tomes est loin d’être muette ! Les principaux protagonistes, un loup, un lapin et un renard (Les fables de La Fontaine, Le Roman de Renart ? je ne vois pas de quoi tu parles…) , pratiquent dans un monde plutôt humain l’art de la « rixme » (C’est un mot valise !) .

A la fois bretteurs et poètes, nos amis sont plutôt romantiques. Le loup, Villalobos y Sengrin (voyez y les références que vous voudrez) est meilleur épéiste que beau parleur, mais son ami le renard, Maupertuis (un français) se débrouille pour faire de presque toutes ses tirades des rimes et des vers.

Et, comme on n’invente plus la poésie, on retrouve au détour des dialogues des

clins-d’œils, des parodies et des pastiches. Cyrano, Scapin et d’autres noms que tu reconnaîtras dans les paroles de nos héros.

Mais, côté références, ce n’est pas tout ! (Tu crois quoi ?!)

Par exemple, trois mousquetaires que l’on rencontrera sur la lune se nomment Colin, Aldrin et « Fort à Bras »… Les trois premiers hommes sur la lune se prénommaient Buzz Aldrin, Michael Collins and Neil Armstrong ! (C’est un jeu de mots !)

Ah ! Ça me fait penser que… j’ai complètement oublié de te dire que la moitié de cette aventure d’amour, d’eau fraiche et de piraterie (AÏH OH !!) se passe sur la lune !

Normal, pour une rêverie telle que cette BD en fait…

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Bon, je m’aperçois que de parler de ce petit trésor dans sa totalité, et même en résumé, c’est beaucoup trop long… Je ne peux que te conseiller de la lire !

Et, pour te convaincre de le faire, j’ai une arme spéciale… C’est ma scène préférée que je vais te décrire.

Elle se déroule dans un bouge peu recommandable (« Le chat qui pétune ») sur la lune (toujours). Notre renard, à la recherche d’informations, se lance dans un duel de rap en alexandrins, (cela va de soi), contre un grand type baraqué, stéréotype de rappeur noir américain des années 90. Ton coloc’ gay adorerait ! (D’ailleurs, embrasse le de ma part !)

Tu imagines le tableau ?

« Dix gens de tas farine, en deux vers, je terrasse. Sens-tu sous mes soufflets ton rictus qui s’efface ? »

Si ça c’est pas de l’inédit et du nouveau, je ne sais pas ce qu’il te faut !

 

Bon… Tu l’auras peut-être compris, cette BD est parfaite. (Vraiment, je ne rigole plus.)

Alors dépose ton recueil « Les fleurs du mal » que tu relis pour la quatrième fois, et va bouquiner cette merveille ! 

Ecrit par Nicolas Thomson Robert

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