FIEND – Onerus

     Ce n’est que très récemment que la musique des parisiens de FIEND est arrivée jusqu’à mes grosses oreilles habituées au stoner. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles en sont restées marquées. Retour sur leur Lp sorti en novembre dernier (2013, pour toi qui ne suit pas dans le fond).

Une pochette noire et lumineuse, à l'image du Lp.

Une pochette noire et lumineuse, à l’image du Lp.

Le stoner est un genre qui nous tient particulièrement à cœur au Grateful Zine, et si l’on ne l’évoque que très rarement, c’est parce que pour qu’on en parle, il faut que ça pète. Mais vraiment. Vous savez désormais à quoi vous attendre ici, je ne pourrais être que dithyrambique. Pour changer !

Portant le doux nom d’Onerous, ce Lp puise ses racines dans les bases du stoner. Du premier Lp des Sabbath à des groupes plus contemporains, les parisiens se sont servis de 40 ans d’héritage pour en arriver à ce projet. Et on sent qu’il a été bien réfléchi et composé, la magie opère dès le premier titre.

C’est sur ce « The Widow » qu’on ressent d’entrée de jeu l’influence d’Ozzy et sa troupe. Très progressif dans sa structure, le morceau annonce ce que l’on aura à se mettre sous la dent pour les 40 prochaines minutes. Des rifs heavy assommants, une voix parfois envolée, parfois menaçante et lourde.

« Broken Ships of Osiris » enfonce le clou en poussant le délire : un début au rythme plus vif et agressif, une descente calme et mélodique au possible et une fin en demi teinte. Violente, mais pas trop. Il faut bien préparer l’auditeur à ce qui va suivre.

Car ce sont sur les deux pistes de plus de 10 minutes que FIEND sort le grand jeu et joue la carte du stoner/prog/psyché à s’en arracher les cheveux ! Ainsi, « The Potion » et « Boadbil » vous emmèneront aux frontières d’un mysticisme noir à en crever et lumineux à en perdre la rétine. Une bien belle antithèse. On a parfois presque l’impression de se retrouver avec des passages rappelant les illuminés d’Om, c’est peu dire !

Entre ces deux monstres on retrouve un « Frankenstein you’re fired » qui joue parfaitement son rôle en ponctuant le tout. Parce que s’encaisser 20 minutes sans petite pause,

Pour commander le vinyle, leur envoyer un mail !

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ça peut faire mal à la tête. Cradingue, psychédélique et pourvu d’excellents rifs de guitare, Franky s’intègre parfaitement au tout. Niveau cohérence dans le rythme, c’est très bien assuré.

On a donc ici un Lp abouti, travaillé et fonctionnant à merveille. Les gars de FIEND ont bossé, le résultat est là, il n’y a pas de secret. Une galette obscure mélangeant avec saveur stoner, mysticisme, doom et j’en passe pour en aboutir à une recette miracle dont beaucoup devraient s’inspirer. Une connaissance nous a dit qu’en concert « ça déchirait ». A quand un passage à Rennes les mecs ?

https://ffiieenndd.bandcamp.com/album/onerous

https://www.facebook.com/FiendBand/photos_stream

Ecrit par Baptiste Pierrard

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