« Là où les idées vertes dorment furieusement » – Have the Moskovik

     « Là où les idées vertes dorment furieusement ». Un titre qui annonce à merveille la teneur de ce que nous avons entre les mains. Une sortie chez le label Strandflat par le groupe venu d’Orléans, Have the Moskovik. Loin de mois l’idée de vouloir m’approprier une citation mais : « Un projet, qu’il est bien pour le chroniquer » !

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Une pochette qui pose bien le décor.

Il y a tellement de choses à dire sur ces six titres d’une puissance déconcertante. S’il fallait commencer par le commencement, comment ne pas tomber sous le charme du premier titre qui reprend à merveille le discours de fin de Charlie Chaplin, dans son chef-d’œuvre « Le Dictateur » ! Une reprise saisissante qui fait ressortir avec brio la tension de sa voix et la puissance de ses mots. Une vraie baffe en guise d’introduction et ce n’est que le début.

Les autres pistes s’enchaînent avec une facilité rare, aucune longueur ne se faisant ressentir, la gestion du rythme est remarquable. Surtout pour album aux très typé Drone/post-rock ! L’essentiel du projet est instrumental, mention spéciale pour « Vocalises » qui porte bien son nom et casse les codes de ce qu’on appelait autrefois du chant. Un vrai délice musical, presque « d’ambiance », mais le terme est assez réducteur. Nous ne sommes tout de même pas dans un ascenseur, merde.

Autre fait marquant, la rage sous-jacente contenue à l’intérieur de ces six morceaux. C’est d’ailleurs pourquoi le projet porte bien son nom. La guitare aux allures shoegaze posée derrière des instruments doux et planant nous fait ressentir cette espèce de furie qui siège calmement à l’intérieur de nous, n’attendant qu’une détonation pour exploser et dévoiler sa vraie nature. A une autre échelle, c’est ce que le groupe mérite : une impulsion pour dévoiler son talent.

Le dernier titre, « Prove that you are not a robot » répond au premier et clôture le tout avec grandeur. Pourquoi répond au premier ? Chaplin se tue à nous faire comprendre dans son discours que l’homme est un cœur et non pas une machine. Bref, pour bien saisir le message, allez voir le film, bande de sagouins. Pardonnez mon égarement.

Le label.

Le label.

A travers « Là où les idées vertes dorment furieusement » par « Have the Moskovik », on ressent la violence d’un Thee Silver Mt. Zion, la passion d’un Godspeed You! Black Emperor, mais dans un format plus court et condensé, pour un projet d’une harmonie… Belle ? Renversante ? Les mots me manquent et ils vous manqueront également une fois que vous aurez porté votre regard dessus.

https://www.facebook.com/havethemoskovik

https://strandflat.bandcamp.com/album/l-o-les-id-es-vertes-incolores-dorment-furieusement

Ecrit par Baptiste Pierrard

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