Undobar, l’interview sur lit de saumon

     Au détour d’une ruelle, l’esprit un peu embrumé par la boisson à base de houblon, mes acolytes du Grateful Zine et moi-même distinguons un son faible et lointain, une douce mélopée qui nous entraîne plus profondément dans les entrailles d’Intra-Muros. Entre deux trébuchements et plusieurs balbutiements, on se retrouve devant Le Chabadat, le fameux bar de nuit malouin où la pinte s’y déguste fraîche et sans modération. Devant le bar, un barbu chevelu parle un peu fort. Nous l’accostons et entamons la discussion. C’est le technicien du groupe qui jouait ce soir. Heureux de ce hasard, on s’empresse de rencontrer ce duo au nom si étrange, Undobar. Quelques bières et minutes plus tard, on se retrouve à écouter leur histoire de tournée de Metz à Prague. Je ne vous en dis pas plus. Ils ont accordé une petite interview pour le Grateful Zine, ça se passe en dessous.

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Pour ceux qui ne vous connaîtraient pas, pouvez-vous vous présenter en quelques mots 

Undobar est un duo « low-folk » aux accents très rock, originaire de Basse-Normandie, qui existe depuis 2009. Nous avons à notre actif une démo et deux EP. Le dernier a pour titre « Virus on your lips ». Fred au chant/guitare et Derrick à la guitare, chœurs et session rythmique.

Vous venez tous les deux de groupes complètement différents, Wine plus posé, classé comme low rock et Cross Damage du hardcore métal surpuissant. Comment en êtes-vous venu à cette collaboration ?

Ca faisait un petit moment que je composais des chansons guitare/voix. (Fred) A l’occasion d’un triste événement (décès d’un proche) j’ai voulu faire une chanson hommage, et j’ai commencé à créer un projet Undobar. Derrick m’a proposé rapidement d’en faire un vrai groupe, car lui aussi était titillé par l’envie de diversifier son registre musical dans cette veine blues/folk. Nous avons alors composé ensemble ce qui fait aujourd’hui le set d’Undobar, un mélange de nos influences diverses et variées.

Mes recherches internet étant infructueuses. À quoi correspond ce nom, Undobar ?

Le sens n’est pas le plus important dans le nom de Undobar : le plus important dans le choix du nom était un hasard de « sonorité » . Créer un nom qui sonne dure, qui sonne brut, afin de brouiller un peu les pistes du registre folk. Il y a cependant l’idée du cycle, du retour en arrière (avec « undo ») et des soirées incontrôlables (bar).

Sur votre page facebook, vous parlez de vos débuts sur la scène, de vos premières parties, comment c’était la rencontre avec Dick River ?

Dick rivers était plutôt discret avec nous, mais Derrick a quand même eu l’occasion de le voir en slip… C’est quelqu’un de plutôt simple. Et tout de même un monument de la chanson française. Une date très agréable en tout cas, dans une salle accueillante (« L’omnibus » à Saint Malo) avec un public très réceptif qui a semble-t-il vraiment aimé notre set au vu du nombre de CD’s vendus sur cette soirée !

J’ai vu que vous aviez fait une tournée en Europe de l’est, plus particulièrement en République Tchèque, comment avez-vous vécu cette épopée ?

Il y a eu deux tournées d’une année sur l’autre en République Tchèque. La première était une putain d’aventure, une grosse découverte avec des moments forts. La deuxième encore plus intense avec 8 dates en 9 jours, de Metz à Prague avec le plaisir de revoir des personnes qui nous avaient vu l’année précédente, et qui sont revenues nous voir un an après !

On retrouve une esthétique clairement psyché dans l’univers du groupe, qu’est ce qui a influencé cette atmosphère ?

On nous parle souvent d’un côté un peu chamanique, un peu « tribal ». Dû peut être à l’esprit tordu des lyrics, ou du mélange surprenant de folk et de rock sombre, qui donne une dimension originale à Undobar et qui peut surprendre lorsque l’on s’attend sur scène à voir deux mecs à la guitare jouant une folk pop traditionnelle.

Votre EP « Strength in Disguise » sorti en 2010 a rencontré un grand succès, est-ce que cela a changé quelque chose pour le groupe ?

L’Ep « strength in disguise” a connu un succès plutôt relatif mais encourageant. Par contre il y’a eu un vrai bond en avant avec la sortie de “Virus on your lips” qui a eu de très bon retours autant sur le son, les compos que sur l’artwork et qui nous a permis de tripler nos dates et nos ventes. Nous en sommes très fiers et continuons à le défendre sur scène en attendant le prochain !

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Est-ce que vous avez des projets à venir ? (comme LP, EP…)

Nous sommes en phase de composition actuellement pour le prochain EP (probablement 7 ou 8 titres). Au vu du chemin que l’on prend on retrouvera le côté blues/rock de notre univers, enrichi d’encore plus de sonorités différentes.

Vous avez participé au festival « Chauffer dans la noirceur », avez-vous d’autres festivals en vue ?

Nous sommes intéressés pour jouer dans les festivals de manière générale. Si l’opportunité se présente, nous n’avons pas d’à priori.

La scène musicale normande s’est extrêmement développée ces dernières années, quels groupes vous tiennent à cœur dans la région ?

Nous assistons à l’émergence de beaucoup de groupes qui promettent de belles choses : Jahen, Oarsman (folk/soul), Hashcut (psyché/doom) et les groupes de nos amis évidemment : Pan D, noid, hot rod 56.

On retrouve un fort accent folk dans votre musique. À Rennes, la scène folk est quasi inexistante, quand est-il de Caen ?

La scène folk de Caen a été beaucoup mise en valeur au niveau national, mais dans un registre très pop, qui ne nous touche pas particulièrement. Au final la scène que nous surveillons le plus à Caen c’est quelque choses de plus brut, rock : Hashcut, Sugartown Cabaret par exemple.

Si vous aviez un budget illimité pour un concert que feriez-vous ?

Peut être faire un concert dans un endroit improbable (Antarctique à la Metallica, ou encore à Pompéi) ou acheter un des camions de France boissons pour l’after et faire profiter tous nos potes !

Un message à faire passer ?

Un grand remerciement à vous pour cette interview, aux gens qui nous suivent avec attention, et continuez comme ça, on a encore plein de belles choses et de bons moments à partager ! Un EP sortira courant d’année prochaine et en attendant on continue à tourner.

Toutes nos dates sont disponibles sur notre facebook : http://www.facebook.com/undobarmusic.

http://undobar.bandcamp.com/

Propos recueillis par Paul Le Guen

Une réflexion sur “Undobar, l’interview sur lit de saumon

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