Dead Space, l’opéra funèbre

     Nous sommes en 2008, année propice à un changement d’horizon pour l’éditeur Electronic arts. Cette année fut riche en jeux de qualités (Borderlands, Alan Wake…) mais le studio avait préparé un coup d’essai dans un genre peu commun : le survival horror . Un genre éculé par le cinéma, mais peu représenté dans le jeu vidéo. L’arrivée des consoles nouvelles générations (Xbox 360, PS3) a permis de rendre les jeux plus immersifs grâce à une amélioration des dynamiques de mouvements et d’un rendu graphique éminemment plus beau. Les consoles furent exploitées à un niveau intéressant à partir de l’année 2007 et justifient pleinement l’arrivée du titre chez l’éditeur.

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     « Isaac, c’est moi » annonce la voix d’une femme. Le joueur comprend très vite que c’est un message enregistré par sa femme avant sa mort. L’aventure démarre dans un vaisseau propulsé à la vitesse de la lumière dans le but de venir réparer l’UGS Ishimura, vaisseau servant à l’exploitation minière dans l’espace. Le postulat de départ est posé, vous êtes Isaac et votre objectif est d’aller en exploration dans l’Ishimura afin de comprendre l’absence de réponse de ce dernier. Au bout de quelques minutes, l’entrée dans les couloirs du vaisseau donne la chair de poule, du sang recouvre les murs puis des cadavres font leur apparition. Le jeu à le mérite de plonger le joueur directement dans l’action, il se retrouve confronter à des nécromorphes. Ces monstres forment le bestiaire varié du titre, allant d’un monstre de la taille d’un humain avec des pics à la place des mains à un alien explosif, il y en a pour tous les goûts. Mais Dead Space innove dans la façon de les éliminer, vous pourrez toujours viser le ventre cela ne leur provoquera que des douleurs gastriques. En effet, pour le mettre hors d’état de nuire, il faut viser les membres pour les détacher du corps. Cette pratique donne l’originalité à un soft finalement banale. Son scénario alignant les références pataudes au très moyen Event horizon jusqu’au chef-d’œuvre Alien. Il est question d’un monolithe ravageant la conscience des personnages, ce qui les amènent à la démence. Ce point de scénario inonde (référence à l’actualité) le récit du deuxième épisode qui fait de la femme d’Isaac, le sujet de ses hallucinations. 

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     La forme du fanzine ne me permettant pas de développer longuement mes arguments, je ne m’attarderai point sur les multiples qualités du titre. L’objectif du deuxième épisode semble bien différent du titre originel. Dead Space 2 démarre comme son prédécesseur, à une vitesse ahurissante. Simplement, une gêne se ressent au bout de quelques minutes. Gène non pas provoquée par le stress inhérent à la série, mais par son changement d’orientation. En effet, le côté action peut dérouler. On soupçonne une volonté de la part de l’éditeur de rendre l’aventure ouverte à un plus grand nombre. Les sursauts se font donc plus rare au profit de scènes d’actions dantesque (le déraillement du train) certes efficaces, mais dénaturant l’originalité et le charme de l’aventure. Pour autant, les bases sont conservés à savoir un gameplay solide et une partition parfaite. On peut toujours reprocher une rigidité du personnage rendant des actions lourdes et pénibles notamment dans sa gestion du corps à corps. Cependant, les armes futuristes sont au rendez-vous, le cutter plasma est toujours présent et permet de démembrer les ennemies avec une certaine aisance ce qui me permet de venir au système de vie. Outre les différentes armures disponibles au cours de la progression, la barre de santé est affichée sur l’armure au niveau de la colonne vertébrale. Elle suit un système d’échelons passant du bleu au rouge et à un possible démembrement du protagoniste. Et oui, pourquoi vous seriez le seul à démembrer les autres ? Un système de stase vient consolider l’arsenal, vous pourrez déplacer des objets comme les propres membres de nécromorphes afin d’accrocher leurs frères au mur. Le jeu est terriblement sanglant, alliant l’horreur et l’effroi. Finalement, la phrase sur l’affiche d’Alien peut se transposer à l’univers de Dead Space : Dans l’espace, personne ne vous entendra crier. 

Ecrit par Clément Simon

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