Bioshock Infinite, la tête dans les nuages…

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     Bioshock a marqué l’esprit des joueurs en 2007. Jack, le protagoniste principal se retrouve dans une cité marine baptisée Rapture. Véritable ode au film noir, le scénario multiplie les fausses-pistes afin de rendre l’aventure imprévisible et rythmée, le moteur graphique permet de donner corps au soft. La ville illuminée donne l’impression d’une entité à part entière, Rapture est un personnage de l’histoire avec ses recoins glauques privés d’électricité ou tout simplement inondées. Les références cinématographiques abondent, du Metropolis de Fritz Lang aux poussées de violence propres aux films de Quentin Tarantino. Mixage parfait donc, entre une esthétique du néo noir (Blade Runner par exemple) et une trame scénaristique bien écrite.

     La suite du premier numéro avait quelque chose de glacial. La finesse inhérente au premier volet disparait au profit d’une action grossière. On incarne cette fois-ci un big daddy.

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     Foreuse au bras droit et poing d’acier au bras gauche forme l’attirail du protecteur. La main gauche est utilisée pour les plasmides, à savoir un pouvoir permettant d’utiliser l’électricité et d’autres pouvoirs aussi puissant les uns que les autres. Bioshock 2 n’était donc qu’une pâle copie, renforçant l’aspect bourrin du titre au détriment de sa richesse scénaristique.

     Bioshock infinite nous arrive donc 3 ans après un numéro 2 mitigé. Dure tâche que de renouveler la franchise qui au bout du deuxième volet voyait déjà son souffle unique disparaître. Bioshock infinite est un prequel, dans le sens où les évènements narrés se situent avant l’aventure de Jack dans Rapture. On se retrouve à Columbia en 1912. Columbia est une cité volante totalement différente de Rapture . Au premier abord, il s’agit d’une cité resplendissante où le beau côtoie le grandiose. Des cascades d’eaux permettent de former un endroit de baignade, les fontaines sont omniprésentes, la nature exaltée. Cependant, le personnage que l’on dirige a un passé peu commun. En effet, Booker s’occupait de faire taire les mouvements de révoltes des ouvriers contres de riches patrons, n’hésitant pas à les frapper pour les dissuader de recommencer. Vous êtes donc un terrien qui découvre un nouveau monde.

     On retrouve dans cette mesure le personnage de Candide croyant tomber dans une société utopique qui n’est finalement qu’un Etat totalitaire où les libertés sont supprimées. Le prologue du jeu a quelque chose d’intéressant. On sent rapidement que le calme apparent est trompeur. Au bout d’une heure de jeu, le monde bascule. Columbia est en réalité une ville raciste où la suprématie du blanc fait office de loi. Et le premier gros défaut vient de ce point-ci, Bioshock infinite brasse une multitude de thème. Tout d’abord cette contre-utopie puis une réflexion sur la famille avec Elizabeth, un travail sur la religion… Bref le jeu se noie dans des thèmes qu’il ne fait que survoler. En découle un sentiment de frustration qui entache tout le déroulement de l’aventure. D’ailleurs, celle-ci est terriblement répétitive, le jeu consiste à trouver des munitions et des objets, pour restaurer sa santé, dans des poubelles ou des tiroirs. Se battre, se battre et encore se battre dans des décors à peine variés. L’aventure est donc pénible, cependant le chapitre final a le mérite de répondre à un grand nombre de question par une seule réponse que l’on vous laissera découvrir.

     Bioshock infinite n’est donc pas le chef-d’oeuvre décrit par la presse spécialisée. Son scénario ampoulé ne lui permet pas d’affirmer des thèmes pourtant intéressants qui auraient pu faire du titre un très bon jeu. Reste un gameplay et un moteur graphique solides qui permettent de rendre l’aventure un peu moins linéaire.

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Ecrit par Clément Simon

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3 réflexions sur “Bioshock Infinite, la tête dans les nuages…

  1. Ca fait des références au « néo noir », à Metropolis et ça fait des métaphores chez le Grateful Zine, bordel trop de culture ! On se croirait au Quarter Pounder With Cheese !

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